Actions

Work Header

Guerre, pêches et amour

Summary:

Ses iris grises rencontrent le noir qu’elle connaît déjà, et Lyarra laisse imperceptiblement un sourire venir orné les traits de son visage, sans le vouloir, mais sans l’arrêter non plus pour autant.

- - -

Au milieu d’une guerre, une louve et une vipère se rencontrent et partagent plus qu’un simple fruit.

Work Text:

 

 

Être debout dans une tente royale devrait être l’un des plus grands honneurs qu’elle ait jamais connue dans ce qui est encore sa jeune vie, en dépit de toutes les choses, guerres et tragédies qu’elle a vécue.

 

Pour beaucoup, avoir même la chance de voir cette tente de loin s’acclimaterait à la plus merveilleuse des choses.

 

Lyarra pense différemment que les jeunes chevaliers, pages ou écuyers, encore plus que les seigneurs pompeux et désireux de rentrer dans les bonnes faveurs du jeune roi.

 

Si ce n’était pas pour les étiquettes, elle aurait soufflée et serait partit il y a bien longtemps déjà. Après tout, si elle était ici, à se battre pour la couronne, pour un jeune dragon qui plus est, ce n’était pas pour ces discussions sans fin afin savoir quel seigneur pourraient mettre au point le meilleur plan d’attaque et s’attirer la sympathie et l’amitié du roi.

 

Ce n’était pas ce qu’elle voulait, et plus les minutes passaient, ainsi que les diatribes incessantes et ennuyeuses de Lord Tyrell, plus Lyarra ressentait l’envie de sortir simplement de la tente et de retourner s’entraîner avec Dacey et Jonelle, ou même de partir en tant qu’éclaireuse. En fait, toute activité qui pouvait l’éloigner de cette tente et de ce moment était une bonne occasion, à son avis. Même la pire d’entre elles paraissaient meilleures, et plus enthousiaste que ce à quoi elle assistait depuis Dieu sait seulement combien de temps.

 

Pourtant, Lyarra n’en fait rien. Si cette scène se serait déroulée il y a quelques années, elle aurait pu le faire. Elle avait eu plus de marge, à l’époque, pour avoir une attitude comme celle qu’elle veut employée maintenant.

 

Aujourd’hui cependant, le monde a bien changé, autant que le sien l’a fait également.

 

Lyarra Snow ; le bâtard insignifiant d’Eddard, Stark aurait pu quitter cette tente sans aucuns soucis. Quelques seigneurs se seraient plaints et d’autres l’auraient insultés, mais ce n’était rien par rapport a ce qu’elle avait alors connue dans sa vie.

 

Lyarra Stark d’autre part ; la jeune femme légitimée par Aegon VI Targaryen, commandante des forces du Nord et régente de Winterfell dans l’attente de l’accession à l’âge requis de son dernier demi-frère, Rickon, ne semblait, hélas, pas avoir les mêmes privilèges.

 

C’était presque drôle, dans un sens où Lyarra avait toujours rêvée et souhaitée que le nom Stark lui soit donnée, qu’elle puisse profiter d’un meilleur statut et de privilèges qu’elle n’avait pas eu en tant que salaud.

 

Maintenant, l’époque où elle était ignorée par tout le monde lui manquait. Plus qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer.

 

Elle portait des charges désormais, et un fardeau encore plus lourd. Elle était la dernière Stark adulte encore en vie, ou du moins elle l’était jusqu’à que Sansa ou Arya, ses deux sœurs perdues depuis le début de la guerre, ne refasse surface, et de ce fait, du fait de cette situation qu’elle n’avait jamais voulue, elle devait jouer le rôle du Stark de Winterfell, du loup qui menait sa meute à la guerre. Son père n’était plus là pour assumer le rôle, Robb non plus d’ailleurs. Les deux étaient morts, et Lyarra portait le poids de leur mémoire avec elle, et c’est ce qui la poussait à maintenir cette vie qu’elle avait aujourd’hui. C’était pour eux qu’elle faisait tout ça.

 

Alors même si c’est certainement la pire des choses qu’elle n’ait jamais connue, même si elle s’ennuie et déteste ça, Lyarra reste stoïque et ferme dans ses appuies et sa posture, et écoute avec lassitude le cul pompeux et arrogant de Lord Yronwood donner une autre suggestion au roi.

 

Elle devait avouer que le plan du seigneur de Dorne était meilleur que celui de Lord Tyrell, mais toujours. Le gros seigneur de Hautjardin ne devait pas être d’accord, et alors que l’homme reprenait sa diatribe et ses plans aussi inutiles qu’impossibles, Lyarra roule des yeux, croise ses bras en dessous de sa poitrine, et laisse son dos se pencher contre la poutre en bois contre laquelle elle était debout depuis le début de la réunion.

 

Elle entend Lord Umber grogner sous son souffle, ainsi qu’une moquerie de Lady Mormont, et Lyarra se force à ne pas sourire, ou pire, pouffer de rire dans un tel moment et autour de tant de gens.

 

Elle souhaite presque que Lord Tarly soit là. L’homme pouvait être froid, la regardant comme si elle n’était qu’un insecte qui n’avait pas sa place dans un tel moment, mais au moins, il était un militaire et un commandant aguerrie et, au contraire de Tyrell ou de Redwyne, très intelligent.

 

Elle détourne son regard des idiots nobles, et note avec un certain amusement caché que le roi Targaryen semble aussi ennuyé par ces diatribes sans fin qu’elle ne l’était. Le second fils de Lord Tyrell a également l’air de prier pour que son père cesse de parler, et pourtant, ce dernier ne semble guère prêter attention aux regards qui lui sont lancés. Dommage pour eux, il semble donc.

 

Son regard balaye rapidement le reste des occupants de la tente. Peu sont les seigneurs ou les chevaliers qu’elle reconnaît, et encore moins nombreux sont ceux qu’elle apprécie d’un point de vu purement personnel.

 

Son regard continu de sommer la tente, jusqu’à ce qu’elle rencontre une autre paire d’yeux, au niveau d’un groupe à l’extrémité de la tente, mais qu’elle parvient quand même à voir de sa propre position.

 

Ses iris grises rencontrent le noir qu’elle connaît déjà, et Lyarra laisse imperceptiblement un sourire venir orné les traits de son visage, sans le vouloir, mais sans l’arrêter non plus pour autant.

 

Elle reconnaît ses yeux, évidemment. Et elle est heureuse, qu’en plus des hommes et femmes du Nord, quelqu’un d’autre avec qui elle avait formée une bonne relation, en dehors du roi, soit présente dans cette tente.

 

Elle se tient aux côtés d’autres seigneurs de Dorne, presque caché derrière l’imposante carrure de Lord Yronwood. Mais encore une fois, Lyarra la voit de toute façon.

 

Arianne Martell n’est pas la personne auquel Lyarra aurait pensée en premier si on lui avait dit avant la guerre qu’elle se lierait d’amitié avec un sudiste, ou une sudiste pour être plus précis, dans le cas de la Princesse. Principalement à cause de son titre et de sa position, et bien que Lyarra ait été légitimée par ordre d’un roi, son statut et sa station était toujours plus basse que celle de la Princesse héritière de Dorne.

 

Mais des choses étranges et surprenantes arrivent parfois, et cette soudaine amitié avec Arianne est l’une de ces choses que la guerre a créée sur son chemin, l’une des rares bonnes choses si elle est honnête.

 

Arianne est avenante, forte, drôle, et bien évidemment incroyablement belle et sexy, et Lyarra mentirait si elle disait que ses yeux n’avaient jamais vagabonder au niveau de son décolleté, sur ses hanches ou encore même au niveau de ses longues jambes. Elle était elle-même une femme, et elle avait ses désirs, et Arianne répondait à la plupart des désirs qu’elle avait.

 

Et bien que leur relation ne soit jamais allée plus loin que quelques baisers ou attouchements échangés, elle appréciait cette relation, bien qu’elle ne puisse jamais complètement la décrire.

 

Elle se souvient du parfum de la belle Princesse, du goût de ses lèvres et de la sensation de ses mains parcourant son corps, et…

 

 

Soudainement, Lyarra est ramenée à la réalité quand elle sent Lord Umber grogner de derrière elle, et aussitôt, la jeune louve reprend ses esprits, seulement pour trouver les yeux de tout les occupants de la tente sur elle.

 

« Lady Lyarra » appelle doucement, mais avec toute la fermeté d’un roi, le jeune dragon au milieu de la foule « J’aimerais avoir votre avis sur la question, si vous le voulez bien? » il demande, mais elle sait que ce n’est pas une demande.

 

Pour une raison ou une autre, le roi Aegon VI semble apprécier sa compagnie et ses conseils. Si bien que si il n’était pas marié et fou amoureux de sa tante Daenerys, Lyarra s’inquiéterait de la situation, encore plus en connaissance du passif entre leurs familles.

 

Avec un dernier regard vers Arianne, elle s’avance à son tour dans la tente, se posant juste au dessus de la petite table en bois qui avait été installé, une carte posée sur le dessus.

 

« Je pense… » elle commence, analysant la carte et les connaissance qu’elle avait établie jusque là « Que les troupes de Lord Tyrell sont certes nombreuses, mais elles n’ont pas encore connue la bataille ; Les envoyer en première ligne pourrait être une erreur, sans compter que les troupes du Prétendant Blackfyre sont quant à elles déjà aguerries au combat » affirme t’elle, se déplaçant légèrement autour de la table, les yeux des seigneurs et chevaliers la suivant avec précision « Je pense que les Lord Tarly, Rowan et Dayne devraient être en première ligne, tandis que les forces de Lord Tyrell, en compagnie de celles de Lord Royce, dont le prétendant n’est pas aux courant de leur présence, pourraient couvrir les flancs »

 

Les seigneurs et chevaliers autour d’elle semblent accepter son plan, et certains lui envoient même un sourire plat. Elle les ignore.

 

« Votre grâce! » proteste Lord Tyrell « Vous n’allez tout de même pas écouter l’avis d’une jeune fille, qui plus est un bâtard sauvage du Nord… »

 

Lord Umber et Lady Mormont grognent à cela, et elle sent Lucas Blackwood et Robin Flint bouger derrière elle, se préparant à l’action si la grosse fleur continuait ses paroles. D’autres seigneurs de la tente semblent aussi scandalisés maintenant, mais Lyarra les retient tous.

 

Honnêtement, elle se fiche de l’avis de Lord Tyrell à son égard, autant qu’elle se fiche de ses insultes ou de ses commentaires. Depuis longtemps elle avait acceptée que les gens la rabaisserait automatiquement à cause de son statut et de son sexe. Elle était une femme et un salaud… eh bien un ancien salaud, mais quand même. Et les seigneurs, surtout ceux comme Lord Tyrell, n’aimaient pas être repris ou corriger par des gens qu’il pensait inférieur à eux.

 

De l’autre côté de la pièce, elle voit le léger froncement de sourcil d’Arianne et le regard de mort qu’elle lance en direction du Tyrell. Puis quand elle voit le regarde de Lyarra, un sourire orne presque immédiatement son visage à nouveau.

 

Elle entend vaguement le roi réprimander Lord Tyrell, mais Lyarra ne s’en préoccupe pas et prend à nouveau la parole à la place.

 

« Je vais aller informer les éclaireurs de trouver le meilleur terrain pour une bataille, votre grâce » dit-elle « Mon seigneur » ajoute Lyarra avec un sarcasme évident en direction du gros Tyrell, ignorant à nouveau les rires étouffés des occupants de la tente.

 

 

 

Quelques heures plus tard, après avoir envoyée les éclaireurs comme convenue et ignorer les tentatives d’excuses de Lord Tyrell pendant tout ce temps, la nuit est tombée sur le camp royale, et Lyarra peut alors se tenir au calme, dans un silence tranquille et qu’elle accueille avec le plus grand des plaisirs, débarrassée de ses taches et pouvant alors simplement se détendre.

 

Elle se tient assise au centre du petit amas de tente qui composait le périmètre de l’armée du Nord qu’elle dirigeait, sa tente, la principale et plus grande, se tenant en place derrière elle et celles de ses vassaux et compagnons tout autour.

 

Certains profitaient de cette pause pour boire, et elle ne serait pas étonnée si elle devait intervenir pour interrompre un conflit entre Smalljon Umber et un homme du Bief à cause de l’alcool.

 

Elle est seule ; Dacey se reposant et Lucas et Robin étant postés comme garde pour la nuit.

 

Un feu avait été allumé, et alors que la lune brillait de pleine face au dessus d’elle, Lyarra se tenait assise devant les flammes, s’en servant pour se réchauffer les mains.

 

C’était plus calme, presque trop solitaire même pour certains, mais c’était ce que Lyarra préférait. Ce qu’elle avait toujours préférée.

 

Fantôme est assis à côté d’elle, aussi silencieux qu’elle ne l’est de son côté, et Lyarra n’aurait pas pu demander un meilleur compagnon.

 

Ou peut-être…

 

Son silence est brisé par le bruit de pas et des feuilles d’arbres tombées plus tôt dans la journée qui s’envolent et se craquent. Mais Lyarra ne se tourne pas. Si un quelconque danger devait lui parvenir, elle sait déjà avec une assurance certaine que Fantôme s’en occuperait, ou au moins, la préviendrait.

 

Alors Lyarra ne bouge pas, se ne tend pas et n’abaisse pas sa main vers la dague cachée dans sa botte. Elle ne le fait pas non plus quand une figure s’assit à côté d’elle.

 

Pourtant, malgré l’intrusion soudaine dans son espace personnel, Lyarra ne rechigne pas quand une pêche lui est tendue, et elle croque dedans la seconde suivante, retenant un soupir de plaisir au goût sucré et frais du fruit.

 

 

« Tyrell est un idiot » déclare Arianne, croquant dans sa propre pêche.

 

« Comme la plupart des hommes »

 

Arianne rigole à ses paroles, et le son est peut-être l’un des plus beaux de ceux que Lyarra a entendue dans sa vie « Tu es drôle, Stark »

 

« Tout pour toi, Princesse » rétorque Lyarra, partageant le sourire « Pas de garde? » elle demande en regardant autour d’elle, constant qu’à part Fantôme, elles étaient seules.

 

 

« Pas ce soir, non » est la seule réponse de la femme à la peau bronzée.

 

 

Lyarra laisse ses yeux descendre le long de la forme et du corps d’Arianne, scrutant sa peau encore bronzée malgré les temps froids de ces derniers jours suite à l’arrivée progressive de l’hiver sur tout le continent, et note avec un léger sourire, ainsi qu’un rougissement évident, la tenue sur la Princesse portait actuellement, une tenue qui ne laissait aucune place à l’imagination de ce qui se trouvait en dessous, pas que Lyarra avait besoin de cet indice pour l’imaginer.

 

« Je ne comprend pas l’utilité de la robe »

 

La Princesse pouffe un rire en retour « Quoi? Tu n’aimes pas? »

 

« La question n’est pas là » rétorque Lyarra en secouant la tête, bien que l’instant suivant, un sourire lent se forme sur son visage « Cela dit, j’aime beaucoup » chuchote t’elle après s’être rapprochée de l’autre femme.

 

« Tu le fais n’est-ce pas? Je le savais, tu sais, c’est pour toi et tes yeux seulement »

 

« Alors je suis une privilégiée? »

 

« Hmm… je suppose que oui »

 

Les deux femmes échangent un sourire, puis un rire.

 

Quand le rire se stoppe, Arianne se penche plus proche encore, et Lyarra ne cherche pas à l’arrêter. A la place, elle accueille l’autre femme dans son espace personnel et laisse leurs lèvres entrer en contact.

 

Le baiser est doux et sucré, avec un goût logique de pêche. Il est court aussi, les deux se séparant quelques secondes à peine après le début du baiser, mais c’est suffisant pour le moment.

 

« C’est quoi ça? » demande Lyarra avec un murmure, laissant les lèvres d’Arianne effleurer son cou avec passion.

 

« Ça quoi? »

 

« Ne fais pas l’idiotie avec moi, Princesse. Ce rôle ne te va pas »

 

« Alors je suis intelligente? »

 

« Tu l’es, et nous le savons tout les deux. Mais n’essaie pas de changer de sujet » affirme Lyarra, passant sa main dans l’une des boucles des cheveux bruns de l’autre femme.

 

Arianne arrête ses mouvements et se redresse, avant de souffler fort « Tu n’aimes pas mes baisers? »

 

Lyarra ne répond pas, mais dépose à la place un autre baiser chaste sur les lèvres d’Arianne.

 

« Eh bien, je suppos que tu le fais, louve de Winterfell » déclare Arianne avec un sourire radieux et heureux « En ce qui en est de ça… de nous. Je ne sais pas vraiment » dit-elle en haussant ses épaules « J’aime ça, être avec toi et l’être de cette façon, et je ne veux pas que cela s’arrête »

 

« Je ne le veux pas non plus, mais nous savons tout les deux que cela ne durera pas éternellement » rétorque Lyarra avec un regard conscient « Tu es la Princesse héritière de Dorne tandis que moi… je ne suis qu’une régente, c’est tout »

 

« Tu es plus pour moi »

 

« Je sais, et je te remercie, mais cela ne change rien à mes propos »

 

« Lya » appelle doucement Arianne, et Lyarra doit se retenir de frissonner en entendant son nom sortir de la bouche de l’autre femme d’une telle manière « Nous pouvons toujours nous enfuir »

 

« Et où exactement? Tu n’as pas ta place dans un endroit froid et stérile comme le Nord, et je ne laisserais pas Winterfell derrière moi, jamais »

 

« Alors nous trouverons un moyen, petit à petit » souffle Arianne dans son oreille.

 

Lyarra retient à peine son sourire « Tu es tant que ça accro à moi? »

 

« Oui » il n’y a pas d’hésitation dans le ton de la femme de Dorne, ce qui fait flancher le cœur de la louve.

 

« Embrasse moi »

 

 

« Tu donnes les ordres maintenant? » réplique Arianne avec un sourire, mais elle s’exécute quand même, attirant Lyarra dans un autre baiser.

 

Celui-ci est plus intense, invitant les deux femmes à bouger, à se déplacer et à profiter de leur chaleur de l’autre.

 

« Je te veux » murmure Arianne.

 

« A quel point? »

 

« Tu connais déjà cette réponse »

 

La main d’Arianne glisse plus bas, entre ses jambes et ses doigts passent même sous sa tunique et le haut de son pantalon, venant caresser et chatouiller le bas de son bassin.

 

Lyarra épargne à peine un gémissement.

 

« D-Dans… dans la tente » elle parvient à chuchoter dans le creux de l’oreille de sa compagne.

 

« Tu es si désireuse de cette nouvelle étape, alors » ce n’est pas une question, et elles le savent toute les deux.

 

C’est Arianne qui casse le baiser, mais ce temps de pause est court, avec seulement le temps avec les deux de se lever et de commencer à se déplacer vers sa tente.

 

Leurs lèvres sont à nouveau scellées alors qu’elles rentrent dans les appartements privés de Lyarra, et immédiatement, elles se déplacent vers le lit, se laissant tomber sur les draps fins du lit.

 

Aussitôt, Arianne s’attaque à son cou, ses mains faisant le travail pour écarter ses jambes et accrocher leur corps encore plus fort l’un avec l’autre.

 

 

« Est-ce que tu as peur? » demande Arianne en cassant le baiser, plus sérieusement que ce que la situation pourrait supposer à l’origine.

 

Lyarra secoue la tête « Tu n’es pas la première femme avec qui je fais ça »

 

À ses mots, le visage d’Arianne arbore à nouveau un grand sourire « Alors je suppose que la nuit va être amusante »

 

« A toi de le découvrir, Princesse »

 

« J’y compte bien, ma louve »